Image
Print Book mark Send Zoom Out Zome In Reset

Les troubles de l'alimentation chez l'enfant et le jeune - Les comportements impulsifs

Sélectionnez contenu à afficher

L’impulsivité consiste à agir sans réfléchir ou à être incapable d’attendre. Les personnes impulsives semblent agir de façon soudaine, sans avoir préalablement réfléchi aux répercussions de leurs actions ou sans les avoir prises en compte. Chez les enfants, l’impulsivité sévère comprend le fait d’être incapable d’attendre avant de répondre à une question ou de répondre avant que cette dernière ne soit formulée, d’interrompre ou de déranger les autres, de traverser la rue sans s'arrêter ni regarder et d'être incapable d'attendre lorsque l'enfant désire quelque chose. L'impulsivité peut également être une absence de ce que les psychologues désignent comme étant le « contrôle inhibiteur ».

Le milieu de la recherche éprouve de la difficulté à définir et à expliquer ce qu'est l'impulsivité; il n'existe aucun consensus à cet égard. Il semble que ce soit un comportement complexe. Voici deux modèles courants que l'on utilise pour expliquer ce comportement.
·         Ce sont des personnes qui ont de la difficulté à se retenir. Elles agissent de façon soudaine, sans réfléchir ni planifier. Elles ne surveillent pas leurs propres comportements. On dit souvent que ces personnes manquent de « contrôle inhibiteur », c'est-à-dire qu'elles n'ont pas la capacité de mettre un frein à leurs actions motrices, à leurs actions verbales ou à leurs processus mentaux.
 

  • Ce sont des personnes qui veulent satisfaire leurs désirs le plus rapidement possible. Elles peuvent reconnaître que d'attendre ou de faire quelque chose qu'elles n'aiment peut-être pas (p. ex., des devoirs) serait préférable, mais elles ne peuvent réprimer leur envie de se récompenser sur-le-champ (sortir avec des amis). On dit souvent que ces personnes sont dépendantes aux récompenses ou en quête de stimulation. Souvent, lorsque des enfants ont du mal à attendre pour satisfaire leurs désirs, ils ont également de la difficulté à maîtriser (contrôler) leurs émotions. Pour résumer, nous pouvons dire qu'il y a des personnes qui agissent rapidement avec confiance, d'autres qui agissent rapidement sans réfléchir, et des personnes qui font preuve de bon sens, mais qui ne peuvent réprimer leur envie de passer à l'action.
Il faut également garder à l'esprit que les comportements associés à l'impulsivité évoluent au fil du temps à mesure que l'enfant franchit de nouveaux stades du développement. Cette évolution sera bien illustrée dans les différents groupes d'âge contenus dans cette ressource.

La capacité à contrôler le comportement impulsif est associée aux fonctions exécutives. À mesure qu'un enfant prend de la maturité, il acquiert les aptitudes et les connaissances nécessaires pour contrôler et maîtriser ses désirs et ses émotions. Il semble exister deux stades du développement au sein desquels il est possible d'observer un écart évident entre le ressort affectif et le contrôle exécutif. Le premier est celui de la petite enfance, soit lorsque les émotions dirigent les comportements. Le deuxième est celui du début de l'adolescence, soit lorsque le cerveau se réorganise en vue de l'âge adulte. Durant ces deux stades, les adultes ont généralement deux responsabilités : ils doivent d'abord comprendre qu'il existe un écart, et ensuite favoriser le développement d'aptitudes régulatrices permettant de le réduire.

En raison de problèmes de neurodéveloppement, de traumatismes au cerveau ou de troubles mentaux, certains enfants et jeunes peuvent éprouver plus de difficulté à maîtriser leurs émotions et, par conséquent, sembler impulsifs. Les enseignants doivent être en mesure de comprendre ce qui suscite les comportements impulsifs afin de corriger ces comportements en classe.

Les problèmes de santé mentale associés aux comportements impulsifs comprennent l'anxiété, la toxicomanie, les sautes d'humeur et le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ce document portera principalement sur les comportements impulsifs associés au TDAH.


Prenons pour exemple les bébés. Pour certains, ils adoptent des comportements purement « contrôlés par les stimuli » et « impulsifs ». Les bébés n'agissent pas; ils réagissent à des stimuli internes (faim, inconfort ou fatigue) ou externes (visage familier). Les choses commencent à changer lorsqu'ils atteignent l'âge de un an. Ils deviennent plus entêtés et sont orientés vers leurs buts. Ils ne font plus que réagir. Ils désirent obtenir certaines choses, comme leur jouet favori, et insisteront pour l'avoir. Souvent, lorsqu'ils ont quelque chose en tête, ils peuvent faire fi de simples distractions ou solutions de rechange. Les parents peuvent penser que leur enfant est encore impulsif, mais ce dernier commence à maîtriser son propre comportement et à contrôler son impulsivité.

À deux ans, alors que les enfants apprennent à parler, les choses commencent à évoluer rapidement. À cet âge, les enfants commencent à apprendre à exprimer ce qu'ils désirent, ainsi que ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils apprennent à planifier et à soupeser les conséquences de leurs actes. Ils apprennent à contrôler leur comportement de façon consciente. On désigne souvent cette capacité à contrôler le comportement de façon consciente en établissant, en planifiant et en reflétant des objectifs comme étant le début du « contrôle exécutif » ou des « fonctions exécutives ». Ce processus évoluera au cours de l'enfance et de la vie d'adulte.

Back to top

Durant la petite enfance, les comportements impulsifs peuvent être très fréquents chez un bon nombre d'enfants. Une partie du processus d'apprentissage est de développer le contrôle physique et émotionnel. Les enfants apprennent à se maîtriser d'abord à la maison, grâce aux directives de leurs parents, puis plus tard à l'école, grâce aux activités animées par les enseignants.

Les garçons et les filles expriment leur impulsivité de façon différente. En règle générale, les garçons sembleront plus hyperactifs que les filles. D'un autre côté, les filles peuvent sembler plus volubiles que les garçons. Cette distinction est liée aux différentes trajectoires du développement durant la petite enfance. Les filles acquièrent les compétences linguistiques plus rapidement que les garçons, tandis que ces derniers développent leur motricité globale plus tôt.

Les enseignants à la maternelle et du cycle primaire ne devraient pas trop se préoccuper de l'hyperactivité ou du bavardage excessif à eux seuls. Ils devraient plutôt s'inquiéter lorsqu'un élève n'est pas capable d'obéir aux directives d'un enseignant ou d'apprendre et de mettre en pratique les règles de la classe.

Ils devraient également établir une distinction entre les enfants qui ont de la difficulté à maîtriser leurs comportements et ceux qui pourraient ne pas être assez stimulés sur le plan scolaire. Souvent, les enfants qui sont intelligents, mais qui ne sont pas assez stimulés peuvent sembler hyperactifs ou bavards.

Les éducateurs de la petite enfance et les enseignants à la maternelle et du jardin d’enfants peuvent surveiller les dimensions du développement suivantes et s'attendre à ce que les comportements suivants soient observés à cet âge :

Dimension sociale
  • Tisser des liens d'amitié : Les enfants devraient être en mesure de jouer avec d'autres enfants. Ils devraient être capables de rechercher la compagnie d'un autre enfant pour jouer. Ils devraient pouvoir partager le matériel et les jouets. Ils devraient être capables de partager des idées et d'échanger leur rôle pendant les situations de jeu en dyades. Ils devraient être en mesure de jouer un certain temps avec les autres.
  • Résoudre des différends : Ils devraient pouvoir exprimer ce qu'ils désirent. Ils devraient commencer à maîtriser leurs émotions. Ils devraient commencer à porter une attention aux désirs des autres enfants. Ils devraient commencer à trouver des solutions lorsque les objectifs divergent. Ils devraient commencer à reconnaître les conséquences et à accepter des solutions.
  • Acquérir des aptitudes pour interagir avec des groupes de pairs : Ils devraient observer avant de participer au jeu. Ils devraient proposer des idées, des rôles et du matériel pertinent en situation de jeu. Ils devraient être prêts à accepter de jouer les rôles offerts dans les situations de jeu.
  • Acquérir des aptitudes de coopération : Ils devraient pouvoir cerner les émotions des autres. Ils devraient être en mesure de maîtriser leurs propres émotions et comportements selon les besoins des autres. Ils devraient commencer à respecter les biens des autres enfants. Ils devraient commencer à écouter, à réfléchir et à répondre de manière appropriée lorsque les autres parlent durant les activités de groupe.
Dimension émotionnelle
  • Reconnaître les émotions : Ils devraient commencer à reconnaître leurs différentes émotions et à les nommer. Ils devraient être capables d'adapter leur niveau d'énergie affective à la situation. Ils devraient être en mesure d'exprimer leurs émotions négatives sans blesser les autres. À cet âge, les enfants expriment des émotions simples comme la joie, la tristesse, la surprise et la peur.
  • Maîtriser les émotions et les comportements qui y sont associés : Ils devraient être capables de retarder la satisfaction de leurs désirs. Ils devraient être capables de persévérer lorsqu'ils sont frustrés. Ils devraient pouvoir exprimer leurs besoins et maîtriser leurs émotions par la parole. Ils devraient être en mesure de recourir à des stratégies pour se calmer. Ils devraient accroître leur capacité pour composer avec les obstacles et les déceptions. Dans chaque cas, ces aptitudes n'en sont qu'à leurs balbutiements et ne peuvent être manifestées que pendant une courte période de temps.
  • Acquérir une attitude positive : Ils devraient être en mesure de faire preuve de persévérance lorsque la demande augmente, mais seulement dans la mesure de leurs capacités. Ils devraient pouvoir accepter les défaites et les erreurs. Ils devraient être capables de demander de l'aide et de l'accepter. Ils devraient être en mesure de manifester de la satisfaction lorsqu'ils accomplissent une tâche.
Dimension de la communication et du langage
  • Discuter avec les pairs et les adultes : Ils devraient être capables d'apprendre à utiliser le niveau de langue approprié selon la culture, l'âge, le statut social et le sexe de l'interlocuteur. Ils devraient être capables d'interagir plus longtemps avec des personnes. Ils devraient être à l'aise de s'exprimer devant des groupes.
  • Écouter les autres : Ils devraient pouvoir écouter les autres pendant de plus longues périodes, sans être distraits ou interrompre. Ils devraient être en mesure d'attendre leur tour de manière appropriée. Ils devraient être capables de comprendre et de suivre des instructions comprenant trois étapes au maximum.
Dimension cognitive
  • Ils devraient utiliser leur langage pour maîtriser leurs comportements. Ils devraient pouvoir utiliser le discours interne comme stratégie permettant de maîtriser les comportements.
  • Ils devraient pouvoir surveiller leurs propres comportements.
  • Ils devraient être en mesure de cerner les problèmes, de planifier, d'apporter des solutions, de reconnaître les conséquences et d'assumer la responsabilité de leurs actions.
  • Ils devraient pouvoir comprendre les autres points de vue.
Dimension physique
  • Il s'agit d'une période de niveaux d'activités physiques accrus. Les enfants développent rapidement leur motricité globale. Leur coordination, leur vitesse et leur endurance s'accroissent. En même temps, ils doivent développer leur aptitude à réguler ces activités selon les situations. D'un autre côté, les enseignants devraient planifier des périodes appropriées permettant d'effectuer des activités physiques. Cette mesure s'avère particulièrement nécessaire pour les garçons, qui développent rapidement leur motricité globale à cet âge.
Back to top

Les enfants qui ont des problèmes d'hyperactivité et d'impulsivité ont souvent des problèmes propres aux dimensions du développement suivantes :

Dimension sociale
  • Tisser des liens d'amitié : Les enfants impulsifs ont de la difficulté à se faire des amis ou à entretenir leurs relations amicales très longtemps.
  • Résoudre des différends : L'impulsivité entraîne souvent des conflits, donc il n'est pas rare que des enfants impulsifs prennent part à des bagarres, surtout chez les garçons.
  • Jouer avec des pairs : Ces enfants ne sont souvent pas ouvertement acceptés par leurs pairs.
  • Acquérir des aptitudes de coopération : Les enfants impulsifs ont de la difficulté à coopérer avec leurs pairs et semblent souvent immatures sur ce plan par rapport à leur groupe de pairs.
Dimension émotionnelle
  • Reconnaître les émotions : Les enfants impulsifs peuvent sembler avoir un retard par rapport à leurs pairs relativement à la reconnaissance de leurs propres émotions et de celles des autres. La gestion de leur énergie affective peut s'avérer laborieuse. Des événements positifs et négatifs peuvent produire des réactions extrêmes.
  • Maîtriser les émotions et les comportements qui y sont associés : Les enfants impulsifs ont des problèmes à retarder la satisfaction de leurs désirs et ils peuvent ainsi vouloir obtenir la récompense avant d'avoir accompli la tâche. Cette situation peut donner lieu à des débordements émotionnels. De plus, un mauvais contrôle inhibiteur peut également entraîner des problèmes relatifs à la maîtrise des émotions.
  • Développer des émotions positives : De fréquentes critiques de la part des adultes relatives au comportement inapproprié et le rejet par les pairs peuvent miner le développement des capacités émotionnelles positives et la capacité à accepter les revers et les échecs. L'enfant peut devenir plus fragile.
Dimension de la communication et du langage
  • Discuter avec les pairs et les adultes : Ils s'écartent du sujet ou sont incapables d'énoncer clairement leur point de vue. La conversation peut bifurquer, pour ensuite revenir au sujet principal. Ils ont de la difficulté à moduler leur voix; ils peuvent sembler parler trop fort selon la situation.
  • Écouter les autres : Ils prennent souvent la parole de façon impromptue ou interviennent et ajoutent des éléments qui n'ont aucun rapport avec la conversation.
Dimension cognitive
  • Les enfants impulsifs ne disposent d'aucune stratégie pour maîtriser leurs comportements, comme le discours interne.
  • Ils peuvent être incapables d'évaluer les conséquences de leurs comportements à long terme.
  • Il est possible qu'ils ne comprennent pas le point de vue d'une autre personne.
Dimension physique
  • Les enfants impulsifs sont beaucoup plus susceptibles d'avoir des accidents. Ce risque est davantage lié au fait qu'ils agissent de manière impulsive plutôt qu'au développement de leur motricité globale.
En classe, les enfants impulsifs agiront souvent sans réfléchir. Ils peuvent commencer à travailler avant que l'enseignant n'ait terminé d'énoncer les directives. Ils peuvent également répondre à une question avant que l'enseignant n'ait fini de parler. Ils peuvent enfreindre les règles de la classe sans réfléchir. Dans la cour d'école, il est possible qu'ils prennent la parole de façon impromptue ou qu'ils soient incapables d'attendre leur tour lorsqu'ils participent à des jeux. Dans l'ensemble, ces enfants sont plus susceptibles d'avoir des accidents. Ils ont tendance à ne pas s'arrêter ni à réfléchir avant de passer à l'action. Dans certains cas, ils adoptent des comportements risqués, ce qui renforce le danger de subir un accident grave.

Les enfants impulsifs semblent souvent trop actifs en classe et dans la cour d'école. On dit souvent qu'ils « bougent constamment » ou qu'ils sont « mus par un moteur ». En classe, ils sont incapables de rester assis. Souvent, ils bondissent de leur chaise ou se lèvent et travaillent à côté de leur bureau. À la maternelle, ils sont incapables de faire la sieste. Ils peuvent également se déplacer d'un groupe à l'autre pendant les périodes de travail en équipe. De plus, on les voit souvent courir partout ou grimper dans les arbres pendant la récréation.

Les enfants impulsifs sembleront souvent exécuter une grande quantité de mouvements inutiles. Ils seront agités, gigoteront ou se tortilleront constamment. Habituellement, ils agiteront leurs mains et gigoteront ou se tortilleront sur leur chaise.

Les enfants impulsifs ont du mal à participer à des activités qui doivent se dérouler en silence. Ils semblent souvent trop bavarder ou parler trop fort. Ils ont du mal à ne pas s'immiscer dans les conversations ou les activités des autres personnes. Ils formulent parfois des commentaires inappropriés parce qu'ils disent tout ce qui leur passe par la tête.
 
Back to top

Les comportements associés à l'impulsivité qui semblent inappropriés par rapport à l'âge de l'enfant, que les enseignants qualifient de perturbateurs, qui surviennent dans divers milieux, qui ont des répercussions sur l'apprentissage en classe, qui persistent pendant au moins six mois et que l'on ne peut attribuer à des événements culturels ou à d'autres événements externes devraient préoccuper les parents et les enseignants. Des comportements hyperactifs font souvent également leur apparition.

Certains comportements impulsifs figurent ci-dessous.
  • Des enfants qui sont incapables d'attendre leur tour.
  • Des enfants qui laissent échapper des commentaires.
  • Des enfants qui interrompent des conversations ou s'immiscent dans celles-ci.

Certains comportements hyperactifs figurent ci-dessous.
  • Des enfants qui gigotent ou se tortillent constamment.
  • Des enfants qui courent partout ou qui grimpent sur des objets constamment.
  • Des enfants qui se lèvent de leur chaise et se déplacent de leur bureau constamment.
  • Des enfants qui bougent constamment.
  • Des enfants qui sont incapables de jouer en gardant le silence.
  • Des enfants qui parlent de façon excessive.

Si un enfant présente au moins six des comportements problématiques figurant ci-dessus, les enseignants et les intervenants professionnels doivent encourager les parents à faire évaluer l'enfant par un pédiatre, un psychologue, un associé en psychologie ou un psychiatre afin de déterminer si l'enfant souffre d'un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. (Veuillez consulter la section intitulée Croyances pour obtenir des renseignements concernant le TDAH.)

Back to top
Back to top

Durant la petite enfance et le milieu de l'enfance, il semble exister un lien étroit entre l'impulsivité et l'activité motrice. Les élèves impulsifs semblent très actifs et très bavards. Ils semblent bouger constamment. Ils ont de la difficulté à rester assis et, lorsqu'ils le sont, ils gigotent et se tortillent. Ils reconnaîtront qui leur est pénible de rester assis. Ils sont également très bavards et éprouvent souvent de la difficulté à moduler leurs discours. Par conséquent, ils peuvent parler trop fort. Il ne faut pas oublier que l'expression verbale est une activité motrice, donc si un élève a de la difficulté à maîtriser sa fonction motrice, son élocution en sera affectée.

Lorsque les enfants franchissent la période de l'enfance, ils doivent acquérir des aptitudes qui les aident à maîtriser les comportements impulsifs et les émotions. Il est normal que les enfants aient beaucoup d'énergie, plus particulièrement les garçons, mais ils doivent savoir en quelles circonstances les activités physiques sont appropriées. Les enseignants doivent également porter attention aux besoins des élèves de se dépenser physiquement et aux différentes capacités d'attention de leurs élèves. Les enseignants doivent commencer à s'inquiéter lorsque des élèves semblent se comporter de manière impulsive ou qu'ils ont de la difficulté à maîtriser leurs comportements physiques en classe, particulièrement si cette situation a une incidence sur leur capacité d'apprentissage.

Les enseignants doivent surveiller les dimensions du développement suivantes et s'attendre à ce que les comportements suivants soient observés à cet âge :


Dimension sociale
  • Tisser des liens d'amitié : Les élèves devraient avoir un meilleur ami. Ils devraient être capables de participer à des jeux en groupe. Ils devraient pouvoir interagir à l'aide de plus grandes aptitudes à caractère sociable. Ils devraient manifester de l'intérêt à l'égard de l'adoption de comportements que les adultes jugent appropriés.
  • Résoudre des différends : Ils devraient saisir l'importance de respecter les règles. Ils devraient tenter de résoudre les problèmes. Ils devraient acquérir une conception du bien et du mal. Ils devraient comprendre le lien entre les actions et les conséquences.
  • Coopérer : Ils devraient acquérir l'aptitude permettant de comprendre le point de vue des autres. Elle devrait constituer la base du développement de l'empathie. Ils devraient être en mesure d'offrir une plus grande aide aux autres. Ils devraient prendre part à des comportements axés sur la coopération et le partage.
Dimension émotionnelle
  • Reconnaître les émotions : Les élèves devraient continuer à renforcer leur compréhension de ce qui déclenche leurs états émotionnels, particulièrement en ce qui a trait aux émotions complexes comme la fierté, la gratitude, la jalousie et l'anxiété. Ils devraient améliorer leur capacité à exprimer ces émotions. Ils devraient également renforcer leur capacité à maîtriser leurs émotions en utilisant le discours interne, en mettant les choses en perspective et en faisant preuve d'empathie. Lorsqu'ils font face à des émotions comme la colère, la peur et l'anxiété, ils devraient pouvoir apprendre et mettre en œuvre des stratégies permettant de maîtriser ces émotions. Ils devraient acquérir une attitude positive à l'égard de l'apprentissage, de la persévérance et de l'engagement.
Dimension de la communication et du langage
  • Discuter avec les pairs et les adultes : Ils devraient acquérir la capacité d'adapter leurs messages aux besoins de l'interlocuteur. Ils devraient bien être capables d'attendre leur tour et d'écouter au moment approprié. Ils devraient être en mesure de moduler leur voix selon la situation.
Dimension cognitive
  • Se maîtriser soi-même : Les élèves devraient être en mesure de maîtriser leur attention, de faire abstraction de toutes les distractions et de se concentrer sur les tâches qu'ils accomplissent.
  • Résoudre des problèmes : Les élèves ne devraient pas réagir face aux obstacles; ils devraient plutôt acquérir des aptitudes à la résolution de problèmes. Ils devraient être en mesure d'évaluer un problème, d'élaborer un plan et de trouver une solution. Ils devraient également pouvoir surveiller leurs comportements.
Dimension physique
  • Les élèves devraient totalement maîtriser leurs actes physiques. Ils devraient avoir une bonne coordination. Ils devraient être en mesure de juger les situations de façon appropriée et d'agir conformément aux règles.
Back to top

Au fur et à mesure que les élèves commencent à progresser à l'école élémentaire, on s'attend à ce qu'ils soient en mesure de maîtriser leurs comportements physiques et verbaux. La gestion de la classe consiste en partie à enseigner aux élèves des aptitudes appropriées au discours social et la capacité à rester concentré afin de bien apprendre. Certains élèves semblent avoir de la difficulté à maîtriser leur comportement physique en classe ou à reconnaître les signaux appropriés du langage social. Il est possible que ces élèves ne satisfassent pas aux critères du TDAH; cependant, ils éprouvent des difficultés attribuables à l'impulsivité et à l'hyperactivité.

En classe, les élèves impulsifs agiront souvent sans réfléchir. Ils peuvent commencer à travailler avant que l'enseignant n'ait terminé d'énoncer les directives ou commencer un test avant d'avoir lu les directives. Ils peuvent également répondre à une question avant que l'enseignant n'ait fini de parler. Ils peuvent enfreindre les règles de la classe sans réfléchir. Dans la cour d'école, il est possible qu'ils prennent la parole de façon impromptue ou qu'ils soient incapables d'attendre leur tour lorsqu'ils participent à des jeux. Dans l'ensemble, ces élèves sont plus susceptibles d'avoir des accidents. Ils ont tendance à ne pas s'arrêter ni à réfléchir avant de passer à l'action. Dans certains cas, ils adoptent des comportements risqués, ce qui renforce le danger de subir un accident grave.

Les élèves impulsifs semblent souvent trop actifs en classe et dans la cour d'école. On dit souvent qu'ils « bougent constamment » ou qu'ils sont « mus par un moteur ». En classe, ils sont incapables de rester assis. Souvent, ils bondissent de leur chaise ou se lèvent et travaillent à côté de leur bureau. À la maternelle, ils sont incapables de faire la sieste. Ils peuvent également se déplacer d'un groupe à l'autre pendant les périodes de travail en équipe. De plus, on les voit souvent courir partout ou grimper dans les arbres pendant la récréation.

Les élèves impulsifs sembleront souvent exécuter une grande quantité de mouvements inutiles. Ils seront agités, gigoteront ou se tortilleront constamment. Habituellement, ils agiteront leurs mains et gigoteront ou se tortilleront sur leur chaise.

Les élèves impulsifs ont du mal à participer à des activités qui doivent se dérouler en silence. Ils semblent souvent trop bavarder ou parler trop fort. Ils ont du mal à ne pas s'immiscer dans les conversations ou les activités des autres personnes. Ils formulent parfois des commentaires inappropriés parce qu'ils disent tout ce qui leur passe par la tête.

Les élèves qui ont des problèmes d'impulsivité ont souvent des problèmes propres aux dimensions du développement suivantes :


Dimension sociale
  • Tisser des liens d'amitié : Les élèves impulsifs ont de la difficulté à se faire des amis ou à entretenir leurs relations amicales très longtemps.
  • Résoudre des différends : L'impulsivité entraîne souvent des conflits, donc il n'est pas rare que ces enfants prennent part à des bagarres, surtout chez les garçons.
  • Jouer avec des pairs : Ces élèves ne sont souvent pas ouvertement acceptés par leurs pairs.
  • Acquérir des aptitudes de coopération : Ces élèves sont très vulnérables dans ce type de groupe. Ils semblent souvent immatures par rapport à leur groupe de pairs.

Dimension émotionnelle
  • Reconnaître les émotions : Ils peuvent sembler avoir un retard par rapport à leurs pairs. La gestion de leur énergie affective peut s'avérer laborieuse. Des événements positifs et négatifs peuvent produire des réactions extrêmes.
  • Maîtriser les émotions et les comportements qui y sont associés : Ces élèves ont des problèmes à retarder la satisfaction de leurs désirs et ils peuvent ainsi vouloir obtenir la récompense avant d'avoir accompli la tâche. Cette situation peut donner lieu à des débordements émotionnels. De plus, un mauvais contrôle inhibiteur peut également entraîner des problèmes relatifs à la maîtrise des émotions.
  • Développer des émotions positives : De fréquentes critiques de la part des adultes relatives au comportement inapproprié et le rejet par les pairs peuvent miner le développement des capacités émotionnelles positives et la capacité à accepter les revers et les échecs. L'élève peut devenir plus fragile.

Dimension de la communication et du langage
  • Discuter avec les pairs et les adultes : Ils s'écartent du sujet ou sont incapables d'énoncer clairement leur point de vue. La conversation peut bifurquer, pour ensuite revenir au sujet principal. Ils ont de la difficulté à moduler leur voix; ils peuvent sembler parler trop fort selon la situation.
  • Écouter les autres : Ils prennent souvent la parole de façon impromptue ou interviennent et ajoutent des éléments qui n'ont aucun rapport avec la conversation.
Dimension cognitive
  • Ces élèves ne disposent d'aucune stratégie pour maîtriser leurs comportements, comme le discours interne.
  • Ils peuvent être incapables d'évaluer les conséquences de leurs comportements à long terme.
  • Il est possible qu'ils ne comprennent pas le point de vue d'une autre personne.

Dimension physique
Ils sont beaucoup plus susceptibles d'avoir des accidents. Ce risque est davantage lié à l'impulsivité et à l'hyperactivité plutôt qu'au développement de leur motricité globale.

Back to top

Les comportements associés à l'hyperactivité et à l'impulsivité qui semblent inappropriés par rapport à l'âge de l'élève, que les enseignants qualifient de perturbateurs, qui surviennent dans divers milieux, qui ont des répercussions sur l'apprentissage en classe, qui persistent pendant au moins six mois et que l'on ne peut attribuer à des événements culturels ou à d'autres événements externes devraient préoccuper les parents et les enseignants.

Certains comportements impulsifs figurent ci-dessous.
  • Des enfants qui sont incapables d'attendre leur tour.
  • Des enfants qui laissent échapper des commentaires.
  • Des enfants qui interrompent des conversations ou s'immiscent dans celles-ci.
Certains comportements hyperactifs figurent ci-dessous.
  • Des enfants qui gigotent ou se tortillent constamment.
  • Des enfants qui courent partout ou qui grimpent sur des objets constamment.
  • Des enfants qui se lèvent de leur chaise et se déplacent de leur bureau constamment.
  • Des enfants qui bougent constamment.
  • Des enfants qui sont incapables de jouer en gardant le silence.
  • Des enfants qui parlent de façon excessive.
Si un enfant présente au moins six des comportements problématiques figurant ci-dessus, les enseignants et les intervenants professionnels doivent encourager les parents à faire évaluer l'élève par un pédiatre, un psychologue, un associé en psychologie ou un psychiatre afin de déterminer si l'enfant souffre d'un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. (Veuillez consulter la section intitulée Croyances pour obtenir des renseignements concernant le TDAH.)

Le TDAH apparaît rarement tout seul. Bon nombre d'élèves atteints d'un TDAH éprouvent en outre des problèmes d'apprentissage et de santé mentale. Les problèmes d'apprentissage comprennent les problèmes liés à la fluidité en lecture et à la compréhension, les problèmes de compréhension de la langue, les problèmes pour s'exprimer et ceux d'écriture. Dans une moindre mesure, certains élèves ont également des problèmes en mathématiques. Parmi les problèmes de santé mentale, citons l'anxiété et les troubles de l'humeur. De plus, certains enfants ont des problèmes de comportement d'opposition.

Back to top
Back to top

Au fur et à mesure que les jeunes franchissent l'étape de l'adolescence, leur impulsivité commence à prendre différentes formes. L'activité motrice commence à devenir plus intériorisée. Les jeunes impulsifs deviennent plus agités. Ils expriment souvent le besoin d'être ailleurs. Ils disent souvent qu'ils s'ennuient. Les chercheurs ont trouvé un lien entre l'impulsivité, le retard dans la satisfaction des désirs et la motivation. Les jeunes impulsifs ont du mal à rester concentrés sur une seule activité. Au début, ils peuvent avoir les meilleures intentions, mais lorsque la tâche ne leur donne pas une satisfaction immédiate, ils affichent un désintérêt en disant que « c'est ennuyeux ». En fait, ils réclament une récompense immédiate pour la tâche qu'ils ont accomplie; ils passent donc à autre chose et réitèrent habituellement leur désintérêt. Des activités comme les jeux informatiques attirent ce groupe de jeunes parce qu'ils ont une récompense immédiate lorsqu'ils y jouent. Les activités qui retardent la gratification n'intéressent pas ces adolescents.

L'impulsivité des enfants et des jeunes comporte divers niveaux. Il est juste de dire que durant la petite enfance, presque tous les enfants seront quelque peu impulsifs. Lorsqu'ils deviennent mobiles, ils voudront se déplacer, lorsqu'ils acquerront leurs aptitudes de langage, ils voudront parler et lorsqu'ils apprendront à aimer des choses, ils éprouveront des besoins. L'un des rôles parentaux consiste à enseigner aux enfants la capacité à gérer ces comportements de manière appropriée. En assurant l'éducation de leurs enfants, en leur servant de modèle et en établissant des limites aux comportements, les parents commencent à enseigner des comportements et la maîtrise des tendances impulsives. Dans certains cas, les enfants ont encore de la difficulté à gérer leurs actes impulsifs. Ils peuvent avoir un mauvais « contrôle inhibiteur ».


À mesure que les jeunes franchissent l'étape du début de l'adolescence, ils commencent à subir des changements physiques, émotionnels et cognitifs. C'est la période où ils commencent à dépasser l'étape plus vulnérable de l'enfance, mais ils n'ont pas encore acquis les compétences nécessaires pour passer à l'âge adulte. C'est également la période où ils commencent à se séparer de leurs parents, à s'identifier davantage à leur groupe de pairs et à prendre plus conscience d'eux-mêmes; ils prennent tout d'abord conscience du soi physique. C'est également la période où il existe un écart sur le plan du développement entre leur développement affectif et leur capacité à se maîtriser. Par conséquent, ils réagissent souvent émotivement de façon excessive. De plus, ils semblent être attirés par des activités qui soulèvent beaucoup de passion. Ils cherchent souvent des choses excitantes. Ainsi, ils adoptent souvent des comportements favorisant la prise de risques ou ils se lassent facilement des activités qui n'offrent aucune grande récompense ou qui ne sont pas très stimulantes.

Les enseignants peuvent surveiller les dimensions du développement suivantes et s'attendre à ce que les comportements suivants soient observés à cet âge :


Dimension sociale
  • Se faire des amis : Au début de l'adolescence, le fait de se faire des amis dans un groupe de pairs devient très important. Les élèves redéfinissent leur identité au sein de groupes, de clubs et même de gangs. Les filles, qui se développent plus rapidement que les garçons, peuvent en outre commencer à explorer les relations amoureuses. Elles peuvent courir le risque d'être attirées par des garçons plus vieux qui en sont à un stade plus avancé de leur développement.
  • Résoudre des différends : Les jeunes adolescents peuvent avoir de la difficulté à résoudre des différends parce qu'ils peuvent réagir en éprouvant des sentiments très intenses face à des situations. Ils peuvent sembler avoir des réactions émotives très rapides face à des situations conflictuelles. De plus, il est possible qu'ils ne puissent pas résoudre de problèmes durant une forte réaction.
  • Coopérer : On devrait apprendre aux jeunes adolescents à coopérer avec leurs pairs durant cette période et à acquérir des aptitudes à l'engagement social appropriées auprès des adultes. Pourtant, ils peuvent avoir tendance à exclure leurs parents de ce processus.
Dimension émotionnelle
  • Maîtriser les émotions : Chez certains élèves durant les premiers stades de l'adolescence, certains sentiments émotifs peuvent être facilement déclenchés, car les émotions peuvent être ressenties plus intensément par rapport à l'enfance. Par conséquent, il peut s'avérer difficile de maîtriser les émotions au beau milieu d'une situation émotionnelle. Pour la plupart des adolescents, il ne s'agit pas d'une situation à risque.
  • Reconnaître les émotions : C'est le moment où les élèves en apprennent davantage au sujet des changements qui surviennent dans leur corps et où ils comprennent les changements émotionnels.
Dimension physique
  • Au début de l'adolescence, les élèves commenceront à subir des changements physiques. C'est le début de la puberté et leur corps commence à changer. Le plus évident est le début du développement des traits sexuels physiques. Habituellement, les filles se développent à ce niveau-là avant les garçons. Chez les garçons, ce développement peut occasionner une maladresse physique et faire en sorte qu'ils prennent conscience d'eux-mêmes. Cette prise de conscience survient habituellement autour de la mue de leur voix et des imperfections possibles du visage. Les filles peuvent en outre être gênées des premiers changements.
  • Comportement physique : Il y a souvent des changements liés aux habitudes de sommeil et à l'appétit. Les adolescents sont plus nocturnes et ont de la difficulté à se coucher tôt et à se lever le matin. Ils ont besoin d'au moins 8 à 10 heures de sommeil. Les enseignants peuvent avoir dans leurs classes des élèves qui ont de la difficulté à s'éveiller.
Dimension de la communication et du langage
  • Discuter avec les pairs : Il peut y avoir certains malaises entre les sexes. Les garçons peuvent se sentir particulièrement gênés de parler en classe, surtout de sujets qui traitent des émotions et des relations. Ils peuvent également se sentir gênés de leur voix qui mue. Même si les élèves semblent avoir du mal à mettre leurs aptitudes à la communication en pratique, ils les ont bel et bien acquis et ils devraient être en mesure de discuter de façon appropriée lorsqu'ils se sentent en sécurité.
  • Parler aux adultes : Les compétences appropriées devraient être acquises.
Dimension cognitive
  • Se maîtriser soi-même : Les jeunes devraient être en mesure de maîtriser leur attention, de faire abstraction de toutes les distractions et de se concentrer sur les tâches qu'ils accomplissent.
  • Résoudre des problèmes : Les jeunes ne devraient pas réagir face aux obstacles; ils devraient plutôt acquérir des aptitudes à la résolution de problèmes. Ils devraient être en mesure d'évaluer un problème, d'élaborer un plan et de trouver une solution. Ils devraient également pouvoir surveiller leurs comportements.
Back to top

Certains jeunes ont de la difficulté à maîtriser leurs émotions et leurs comportements. Le développement durant cette période ne se fait pas de manière uniforme. Certains élèves possédant de mauvaises aptitudes régulatrices continueront d'être hyperactifs, tandis que pour d'autres, leur hyperactivité fera place à des sentiments d'agitation intérieure. Dans les deux cas, les comportements impulsifs continueront de se manifester. Les problèmes liés à la satisfaction retardée des désirs, au fait d'agir sans réfléchir et au fait d'avoir de fortes réactions émotives seront toujours évidents. En retour, ces comportements peuvent se traduire par une mauvaise prise de décisions et par la prise de risques.

Les jeunes adolescents qui ont des problèmes d'hyperactivité et d'impulsivité ont également souvent des problèmes propres aux dimensions du développement suivantes :


Dimension sociale
  • Tisser des liens d'amitié : Ils peuvent être attirés par un groupe de pairs qui cherche également des niveaux de stimulation élevés. Les comportements risqués et l'abus de substances sont possibles.
  • Résoudre des différends : L'impulsivité entraîne souvent des conflits, donc il n'est pas rare que ces jeunes prennent part à des bagarres, surtout chez les garçons.
Dimension émotionnelle
  • Reconnaître les émotions : Ils peuvent sembler avoir un retard par rapport à leurs pairs. La gestion de leur énergie affective peut s'avérer laborieuse. Des événements positifs et négatifs peuvent produire des réactions extrêmes.
  • Maîtriser les émotions et les comportements qui y sont associés : Ces jeunes ont des problèmes à retarder la satisfaction de leurs désirs et ils peuvent ainsi vouloir obtenir la récompense avant d'avoir accompli la tâche. Cette situation peut donner lieu à des débordements émotionnels. De plus, un mauvais contrôle inhibiteur peut également entraîner des problèmes relatifs à la maîtrise des émotions.
  • Développer des émotions positives : Les jeunes possédant de mauvaises aptitudes régulatrices ont du mal à développer des émotions positives. Ils ont plus d'idées et d'émotions négatives.
Dimension de la communication et du langage
  • Discuter avec les pairs et les adultes : Ils s'écartent du sujet ou sont incapables d'énoncer clairement leur point de vue. La conversation peut bifurquer, pour ensuite revenir au sujet principal. Ils ont de la difficulté à moduler leur voix; ils peuvent sembler parler trop fort selon la situation.
  • Écouter les autres : Les jeunes impulsifs prennent souvent la parole de façon impromptue ou interviennent et ajoutent des éléments qui n'ont aucun rapport avec la conversation.
Dimension cognitive
  • Les jeunes impulsifs ne disposent d'aucune stratégie pour maîtriser leurs comportements, comme le discours interne.
  • Ils peuvent être incapables d'évaluer les conséquences de leurs comportements à long terme.
  • Il est possible qu'ils ne comprennent pas le point de vue d'une autre personne.
Dimension physique
  • Les jeunes impulsifs sont beaucoup plus susceptibles d'avoir des accidents. Il faut garder cela à l'esprit au moment où ils atteignent l'âge où ils peuvent conduire.
Back to top

Les comportements associés à l'hyperactivité et à l'impulsivité qui semblent inappropriés par rapport à l'âge du jeune adolescent, que les enseignants qualifient de perturbateurs, qui surviennent dans divers milieux, qui ont des répercussions sur l'apprentissage en classe, qui persistent pendant au moins six mois et que l'on ne peut attribuer à des événements culturels ou à d'autres événements externes devraient préoccuper les parents et les enseignants.

Certains comportements impulsifs figurent ci-dessous.
  • Des élèves qui sont incapables d'attendre leur tour (semblent être très impatients).
  • Des élèves qui laissent échapper des commentaires.
  • Des élèves qui interrompent des conversations ou s'immiscent dans celles-ci.
Certains comportements hyperactifs figurent ci-dessous.
  • Des élèves qui gigotent ou se tortillent constamment.
  • Des élèves qui éprouvent des agitations intérieures.
  • Des élèves qui ont constamment besoin d'être ailleurs (ils s'ennuient souvent).
  • Des élèves qui bougent constamment.
  • Des élèves qui sont incapables de jouer en gardant le silence ou de passer du temps seuls.
  • Des élèves qui parlent de façon excessive.
Si un élève présente au moins six des comportements problématiques figurant ci-dessus, les enseignants et les intervenants professionnels doivent encourager les parents à faire évaluer l'enfant par un pédiatre, un psychologue, un associé en psychologie ou un psychiatre afin de déterminer si le jeune souffre d'un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité.

Le TDAH apparaît rarement seul. Bon nombre de jeunes atteints d'un TDAH éprouvent en outre des problèmes d'apprentissage et de santé mentale. Parmi les problèmes d'apprentissage, citons les problèmes liés à la fluidité en lecture et à la compréhension, ainsi que les problèmes d'écriture. Dans une moindre mesure, certains jeunes ont également des problèmes en mathématiques. Parmi les problèmes de santé mentale, citons l'anxiété et les troubles de l'humeur. De plus, certains jeunes ont des problèmes de comportement d'opposition.

Back to top
Back to top

L'adolescence est la période pour acquérir son autonomie par rapport à sa famille. C'est en outre le moment pour commencer à explorer le rôle d'un adulte, habituellement sans toutes les responsabilités qui y sont liées. Lentement, la société permet aux adolescents d'assumer certaines responsabilités. Le droit de ne pas avoir de couvre-feu et le droit de conduire une voiture sont des responsabilités qui peuvent être assumées dès l'âge de 16 ans. Puis, la liste s'allonge lentement. L'hypothèse est que chaque année, les adolescents deviennent plus responsables, c'est-à-dire qu'ils peuvent mieux maîtriser leurs comportements et les émotions qui les dirigent. La plupart des adolescents ont très peu de difficulté à gérer le fait d'assumer des responsabilités d'adultes.

Les enseignants peuvent surveiller les dimensions du développement suivantes et s'attendre à ce que les comportements suivants soient observés à cet âge :


Dimension sociale
  • Se faire des amis : À mesure que les adolescents gagnent en maturité, ils tiennent encore leur groupe de pairs en haute estime, mais ils commencent également à explorer les relations amoureuses avec une ou un partenaire.
  • Résoudre des différends : Les adolescents ont encore de fortes réactions et éprouvent de fortes émotions durant ce stade du développement. Par conséquent, il peut être difficile de résoudre des différends dans un tel état, mais ils devraient en outre acquérir une bonne conscience de la nature humaine. La résolution de différends devrait donc être possible une fois que les émotions se sont calmées.
  • Coopérer : On dit souvent que l'adolescence est une période d'idéalisme. Toutefois, en demeurant dans la bonne voie, les adolescents devraient posséder toutes les compétences nécessaires pour coopérer avec les adultes.
Dimension émotionnelle
  • Maîtriser les émotions : L'adolescence devrait être une période propice pour acquérir les compétences nécessaires pour maîtriser les émotions et mettre un terme aux comportements qui sont dirigés par des émotions intenses. Rappelez-vous, c'est un travail en constante évolution.
  • Reconnaître les émotions : C'est le moment où les élèves en apprennent davantage au sujet des changements qui surviennent dans leur corps et où ils comprennent les changements émotionnels.
Dimension physique
  • C'est le moment de la transition vers l'âge adulte. La coordination et la force physiques devraient être presque entièrement développées.
Dimension de la communication et du langage
  • La maladresse antérieure liée aux conversations avec le sexe opposé devrait diminuer. Les adolescents devraient en outre se sentir à l'aise de parler à des adultes.
Dimension cognitive
  • Maîtrise de soi : L'écart entre le développement affectif et la maîtrise cognitive sera toujours présent, mais il devrait se rétrécir.
  • Résoudre des problèmes : Les adolescents devraient posséder la capacité à reconnaître diverses aptitudes à la résolution de problèmes, notamment la compréhension des autres points de vue.
Back to top

Les comportements associés à l'hyperactivité et à l'impulsivité qui semblent inappropriés par rapport à l'âge du jeune, que les enseignants qualifient de perturbateurs, qui surviennent dans divers milieux, qui ont des répercussions sur l'apprentissage en classe, qui persistent pendant au moins six mois et que l'on ne peut attribuer à des événements culturels ou à d'autres événements externes devraient préoccuper les parents et les enseignants.

Certains comportements impulsifs figurent ci-dessous.
  • Un élève qui est incapable d'attendre son tour (semble être très impatient).
  • Un élève qui laisse échapper des commentaires.
  • Un élève qui interrompt des conversations ou s'immisce dans celles-ci.
Certains comportements hyperactifs figurent ci-dessous.
  • Un élève qui gigote ou se tortille constamment.
  • Un élève qui éprouve des agitations intérieures.
  • Un élève qui a constamment besoin d'être ailleurs (il s'ennuie souvent).
  • Un élève qui bouge constamment.
  • Un élève qui est incapable de jouer en gardant le silence ou de passer du temps seul.
  • Un élève qui parle de façon excessive.
Si un élève présente au moins six des comportements problématiques figurant ci-dessus, les enseignants et les intervenants professionnels doivent encourager les parents à faire évaluer le jeune par un pédiatre, un psychologue, un associé en psychologie ou un psychiatre afin de déterminer si le jeune souffre d'un trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité.

Le TDAH apparaît rarement seul. Bon nombre de jeunes atteints d'un TDAH éprouvent en outre des problèmes d'apprentissage et de santé mentale. Les problèmes d'apprentissage comprennent les problèmes liés à la fluidité en lecture et à la compréhension, les problèmes de compréhension de la langue, ainsi que les problèmes pour s'exprimer oralement et par écrit. Dans une moindre mesure, certains jeunes ont également des problèmes en mathématiques. Parmi les problèmes de santé mentale, citons l'anxiété et les troubles de l'humeur. De plus, certains jeunes ont des problèmes de comportement d'opposition. 

Back to top
Back to top

Le contrôle inhibiteur est considéré comme un processus psychologique responsable des symptômes (comportements) liés à la dimension hyperactive/impulsive du TDAH.

On croit qu'un mauvais contrôle inhibiteur est l'un des deux déficits sous-jacents du trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). L'autre est un trouble de mémoire de travail. Le TDAH est un trouble neurobiologique courant, chronique et permanent. Il touche entre 5 et 7 % de la population, ce qui représente 1 ou 2 élèves par classe. Le TDAH nuit à la capacité d'une personne à maîtriser son niveau d'activité (hyperactivité et agitation), à inhiber un comportement (impulsivité) et à effectuer la tâche en cours d'une façon appropriée pour son âge.  Back to top

Bon nombre des enfants et des jeunes ayant des problèmes à maîtriser leurs comportements impulsifs et leur hyperactivité peuvent en fait souffrir d'un trouble neurologique du développement comme le TDAH ou être nés avec un problème de santé congénital comme le syndrome d'alcoolisation fœtale.  
Back to top

Les enfants et les jeunes qui viennent d'une famille où la vie familiale est moins structurée ou moins fondée sur des règles peuvent d'emblée commencer l'école en adoptant un comportement qui semble hyperactif ou impulsif.  
Back to top

Une mauvaise maîtrise des impulsions et l'hyperactivité sont en outre associées à des déficiences autres que le TDAH. Elles sont souvent associées au syndrome d'alcoolisation fœtale. Les enfants et les jeunes atteints d'autisme adopteront en outre des comportements impulsifs, même s'il n'y a pas de lien avec l'hyperactivité. Tout retard dans le développement du cortex préfrontal ou toute atteinte à ce dernier peut en outre se traduire par un comportement impulsif.  
Back to top

On décrit certains enfants et jeunes comme étant très énergiques et/ou très rapides pour traiter l'information. On croit souvent à tort que ces ceux-ci ont des problèmes de contrôle de l'impulsivité alors qu'il est possible qu'ils ne soient tout simplement pas assez stimulés.  Back to top

Les gens de différentes cultures élèvent différemment les jeunes enfants. Certaines cultures confèrent davantage d'indépendance aux jeunes enfants, tandis que d'autres peuvent exiger des comportements mieux définis. Les enseignants devraient porter une attention particulière aux attentes culturelles liées à l'éducation des enfants pendant les premières années de leur vie. Ces attentes pourraient avoir une incidence sur le niveau de maturité scolaire une fois que l'enfant commence l'école. Le type d'intervention d'apprentissage nécessaire pour un enfant dont le comportement impulsif a peut-être été acquis est différent de celui qui est nécessaire pour l'impulsivité qui est innée.  
Back to top

Les enfants et les jeunes qui ont vécu un traumatisme affectif ou qui sont issus de milieux turbulents peuvent réagir différemment face à des situations vécues en classe. Ils peuvent réagir immédiatement à des stimuli internes (penser à un danger) ou externes (une expérience qui peut raviver des souvenirs liés à un danger). Leur réaction immédiate peut aller à l'encontre des attentes en classe et, par conséquent, être considérée comme un comportement impulsif. Les enseignants devraient aiguiller immédiatement ces enfants et jeunes vers des services de counselling.  
Back to top

Back to top

Les enfants inscrits à des programmes de maternelle et du jardin d’enfants devraient acquérir des aptitudes à la maîtrise de soi pour se préparer à leur entrée à l'école. Les enseignants peuvent promouvoir la maîtrise de soi en :
  • favorisant l'utilisation courante du langage dans les activités de jeu;
  • enseignant l'intention et la planification par le jeu;
  • encourageant les jeux de rôles sociaux durant les activités de jeu;
  • intégrant des programmes structurés comportant des délais définis aux activités;
  • mettant lentement en place des règles sociales appropriées;
  • se servant de tout différend ou de toute infraction des règles comme un moment propice à l'enseignement pour l'ensemble de la classe.
Back to top

À cet âge, il est difficile de faire la distinction entre les enfants adoptant un comportement normal et ceux qui ont des problèmes de comportements impulsifs et d'hyperactivité. Les enfants qui semblent beaucoup plus afficher ces comportements que leurs camarades de classe et qui semblent moins matures que ces derniers devraient être étroitement surveillés. Ils peuvent être plus susceptibles d'avoir des accidents dans la classe et dans la cour d'école.

Ces enfants tirent davantage profit d'un programme structuré et bien organisé. Il est possible que les programmes qui sont axés sur l'organisation d'un grand nombre de jeux non structurés ne soient pas favorables aux élèves impulsifs et hyperactifs.

Les enseignants devraient être très prosociaux et positifs. Ils devraient également explicitement modéliser, expliquer et enseigner quotidiennement les aptitudes sociales. Les enseignants peuvent cibler des aptitudes précises, comme attendre son tour et complimenter les autres. Les pratiques liées aux aptitudes sociales devraient être ciblées dans l'ensemble de la classe. Elles devraient également être :
  1. clairement expliquées, y compris les raisons pour lesquelles elles sont utilisées;
  2. discutées en classe et appuyées par des présentations visuelles;
  3. démontrées, en mentionnant notamment ce qu'il ne faut pas faire.
  4. Les enseignants devraient modéliser les comportements. Ils peuvent utiliser des marionnettes et des livres pour les étayer.
  5. Les élèves devraient jouer à des jeux de rôles qui ciblent des aptitudes sociales et l'enseignant devrait fournir une rétroaction immédiate.
De plus, les enfants impulsifs seront susceptibles d'avoir une capacité d'attention moindre. Par conséquent, ils pourraient avoir de la difficulté à suivre les directives. Il est essentiel que les enseignants utilisent le langage pour communiquer et modéliser. Lorsqu'ils donnent des directives, ils devraient établir un contact visuel avec l'enfant. Ils devraient également parler clairement et lentement. Dans la mesure du possible, ils devraient faire de courtes phrases et utiliser des indices visuels. De plus, ils devraient faire une pause entre les phrases et surveiller si l'enfant comprend bien les directives. Si l'enfant ne semble pas suivre, l'enseignant devrait répéter les directives lentement, mais ne devrait pas préciser sa pensée ni paraphraser.

Élaborez des tactiques de diversion pour les enfants impulsifs et hyperactifs. Surveillez les signes d'agitation. Essayez de rediriger leur comportement vers une autre tâche active, comme essuyer la table ou ramasser les jouets.

Les pratiques de gestion du comportement des enfants incapables de contrôler leur impulsivité et leur hyperactivité sont les mêmes que pour les enfants plus âgés. Consultez la section sur les descriptions ci-dessous pour obtenir de plus amples renseignements.

Qui plus est, informez les parents de vos inquiétudes quant au comportement de l'enfant.

Back to top

Les enfants hyperactifs et impulsifs pourraient être à risque d'être atteints de problèmes de santé mentale ou de troubles d'apprentissage. Les enseignants devraient informer les parents de leurs préoccupations et suggérer qu'une évaluation soit effectuée par un pédiatre. Back to top
Les enfants impulsifs et hyperactifs pourraient faire l'objet d'un diagnostic du trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Les enseignants devraient être au courant de ce qui suit au sujet des méthodes de traitement pour ces enfants.

Le traitement du TDAH comprend les médicaments et les interventions psychosociales et multimodales.

Médicaments

Il existe deux principaux types de médicaments que Santé Canada a officiellement approuvés pour le traitement du TDAH chez les enfants, les adolescents et les adultes. Il s'agit des médicaments stimulants et non stimulants. Les médicaments stimulants sont ceux à base de méthylphénidate comme Ritalin et Concerta et ceux à base d'amphétamine comme Dexedrine et Adderall. Les médicaments non stimulants comprennent une nouvelle catégorie de médicaments connus sous le nom de chlorhydrate d'atomoxétine. L'atomoxétine se vend sous le nom commercial Strattera.
On peut en outre différencier les médicaments selon la durée de leur action. Les médicaments stimulants entrent dans deux catégories : les médicaments à courte durée d'action (3 à 4 heures) et les médicaments à longue durée d'action (6 à 14 heures). Les effets des médicaments non stimulants peuvent durer jusqu'à 24 heures.
Les médicaments s'avèrent efficaces pour atténuer les symptômes de base de l'impulsivité, de l'hyperactivité et de l'inattention. En classe, les enfants peuvent être moins agités, moins émotifs et davantage en mesure de se concentrer. À la maison, ils peuvent avoir moins de différends, jouer en gardant plus le silence et aller au lit plus facilement.

Comme tous les médicaments, les médicaments stimulants et non stimulants ont des effets secondaires. Les effets secondaires ci-dessous se manifestent chez environ 5 % des enfants atteints d'un TDAH. Parmi ceux-ci, mentionnons les maux d'estomac, l'insomnie, la nervosité, une légère hausse du pouls et de la tension artérielle, l'irritabilité et une légère tristesse. Ces symptômes se résorbent souvent dans les 30 minutes et disparaîtront complètement dans un délai de 24 heures si on cesse la prise des médicaments. Les controverses, comme les déficits de croissance et l'abus de substances, ne sont pas fondées.

Voici les deux principaux points à garder à l'esprit : premièrement, ces médicaments ne soignent pas les symptômes du TDAH. Ils soulagent simplement les symptômes de base qui y sont liés. Deuxièmement, il est difficile de demander aux enfants de se conformer à leur pharmacothérapie.
Interventions psychosociales et comportementales
Formation des parents – Ces programmes aident les parents à comprendre les comportements associés au TDAH ainsi que les méthodes d'apprentissage pour faire face aux troubles de comportement et d'apprentissage des enfants et les accepter. Les programmes de formation des parents, échelonnés sur 6 à 12 séances, couvrent habituellement tous les sujets. Il a été démontré qu'ils permettent de réduire le stress à la maison, d'augmenter l'estime parentale et d'accroître la conformité de l'enfant à sa pharmacothérapie.

Formation en aptitudes sociales – Un pourcentage élevé d'enfants et d'adolescents atteints d'un TDAH ont acquis de mauvaises aptitudes sociales. Il peut s'agir d'enfants adoptant des comportements agressifs ou d'enfants ayant de la difficulté à lire les signaux sociaux et à moduler leurs interactions sociales. En règle générale, ces programmes sont plus efficaces lorsqu'ils sont offerts dans des contextes d'apprentissage (en classe) et qu'ils prônent une approche universelle (font participer tous les élèves de la classe).

Thérapies cognitivo-comportementales – Ces programmes ont recours à des stratégies de gestion du comportement, de résolution de problèmes et d'autosurveillance. Ces programmes ont pour objet d'améliorer la maîtrise de soi.

Thérapies comportementales et gestion du comportement – Ces programmes visent à réduire les comportements indésirables et à favoriser ceux qui sont désirés. Ils peuvent être divisés en deux grandes catégories : les programmes et les stratégies qui sont axés sur les antécédents et les programmes et les stratégies qui sont axés sur les conséquences.
  1. Les stratégies de gestion du comportement axées sur les antécédents tentent de déterminer les événements qui ont précédé immédiatement les comportements problématiques. Une fois que l'élément déclencheur du comportement a été déterminé, l'objectif serait de l'éliminer en recourant à une intervention qui promouvra des résultats positifs. Elle peut être faite dans le milieu (p. ex., changer l'élève de place) ou recourir à des mesures d'adaptation (p. ex., modifier la structure et la durée des devoirs).
 
  1. Les stratégies de gestion du comportement axées sur les conséquences sont utilisées pour renforcer un comportement approprié ou sanctionner un comportement inapproprié. Les programmes qui récompensent immédiatement et constamment un comportement approprié se sont avérés efficaces pour atténuer la gravité des symptômes associés au TDAH. Les programmes communs axés sur les conséquences comprennent l'utilisation de systèmes de jetons et les contrats de bonne conduite. Souvent, des stratégies d'autosurveillance, comme les listes de vérification pour surveiller le comportement désiré, sont intégrées à ces programmes. Les élèves sont encore récompensés lorsqu'ils atteignent un certain niveau de rendement, mais on leur enseigne en même temps à réfléchir à leur comportement.
Interventions multimodales
La combinaison des médicaments, de la formation des parents et des interventions comportementales et éducatives en milieu scolaire a démontré les meilleurs résultats pour les enfants atteints d'un TDAH lorsque les interventions en milieu scolaire sont cohérentes et continues pendant au moins deux ou trois ans. 

Back to top

Vers le milieu de l'enfance, les élèves devraient acquérir des aptitudes appropriées à la maîtrise de soi en classe pendant leur développement normal. Consultez la section sur les comportements observés pendant le milieu de l'enfance pour connaître les repères développementaux. Les enseignants peuvent promouvoir ces dimensions du développement en modélisant les comportements sociaux appropriés, en encourageant la réflexion et en favorisant un milieu d'apprentissage positif. 
Back to top

Les élèves qui agissent sans réfléchir peuvent manifester les comportements suivants en classe :
  • ils peuvent commencer une tâche ou un test en classe avant que l'enseignant n'ait fini de donner les directives;
  • ils peuvent enfreindre impulsivement les règles de la classe;
  • ils peuvent prendre la parole de façon impromptue;
  • ils peuvent répondre à l'enseignant (ils ont besoin d'avoir le dernier mot);
  • ils peuvent couper les coins ronds lorsqu'ils font leurs devoirs.
Les enseignants peuvent adopter diverses stratégies pour gérer les comportements impulsifs. Celles-ci peuvent comprendre la désignation d'une place choisie pour l'élève impulsif. Cela permet à l'enseignant de réorienter l'élève qui peut agir de manière impulsive. Les signaux non verbaux permettant d'orienter le comportement fonctionnent mieux et évitent la confrontation. Ils devraient être convenus au début de l'année scolaire.


Parmi les autres stratégies, citons les stratégies de transition. Les comportements impulsifs se manifestent souvent durant les transitions vers des activités ou le déplacement entre des lieux physiques (déplacement entre les classes, sortir pour la récréation). Avant la transition, l'enseignant devrait annoncer les règles en la matière. Il peut demander à la classe de répéter les règles. Il devrait en outre se placer près de l'élève impulsif.


Les règles de la classe devraient être enseignées de façon explicite. Elles devraient être placées bien en évidence dans la classe.


Les comportements appropriés devraient être enseignés en classe. Ils devraient faire partie intégrante de la culture de la classe.

Les routines et les attentes quotidiennes devraient être annoncées au début du cours.
Les enseignants peuvent en outre ignorer de façon sélective certains comportements impulsifs.

Back to top

Les élèves impulsifs et hyperactifs, que ce soit en raison d'un TDAH ou d'autres facteurs, sont désavantagés sur le plan de l'apprentissage. Ce n'est pas principalement le comportement extérieur qui les expose à des risques, mais plutôt l'occasion manquée d'apprendre. De plus, dans la majorité des cas, ce comportement n'est que la pointe de l'iceberg. Les enseignants ne devraient donc pas supposer qu'une fois que l'hyperactivité et l'impulsivité sont gérées, l'apprentissage sera favorisé. Ils devraient surveiller de près les résultats scolaires des élèves afin que ceux-ci s'améliorent.

Cela étant dit, il existe diverses interventions qui peuvent aider à réduire la fréquence de l'impulsivité et de l'hyperactivité. Celles-ci comprennent la gestion comportementale, le soutien à la réussite scolaire, la stratégie de formation et les médicaments. Les meilleurs résultats sont observés grâce à une démarche multimodale.

Gestion du comportement

Dans son sens le plus général, il y a deux éléments qui font partie de la gestion du comportement. Tout d'abord, il y a l'enseignement des règles. Ces dernières définissent le comportement autorisé et celui qui ne l'est pas. Ensuite, il y a les conséquences découlant du comportement de l'élève. Celles-ci peuvent être une récompense pour avoir adopté des comportements autorisés et la sanction ou le retrait de privilèges pour avoir adopté un comportement qui n'est pas autorisé.

La gestion du comportement présente certains défis lorsqu'il s'agit de gérer le comportement d'enfants atteints d'un TDAH. Ces derniers réagissent moins aux conséquences à long terme, que celles-ci soient des récompenses ou des sanctions. De plus, ces élèves sont moins sensibles aux règles et aux conséquences, ce qui signifie qu'ils ont de la difficulté à se rappeler de participer aux deux éléments des programmes de gestion du comportement et à y être motivés. Par conséquent, les enseignants doivent souvent rappeler les règles et recourir à des mesures de renforcement accrues. Il a en outre été prouvé que les enfants atteints d'un TDAH s'habituent rapidement à être récompensés.

En gardant à l'esprit les défis ci-dessus, le Dr Russell Barkley a suggéré de réfléchir aux huit principes lorsqu'on essaie de gérer l'impulsivité et l'hyperactivité.
 
1.      Donnez une rétroaction et des conséquences de manière immédiate; les élèves atteints d'un TDAH réagissent mieux à une rétroaction immédiate sur leur comportement. Une rétroaction immédiate devrait notamment être donnée pour avoir obéi aux règles et pour les avoir enfreintes. Dans la mesure du possible, les enseignants devraient recourir à des conséquences plus positives que négatives.
 
2.      Donnez plus souvent une rétroaction et recourez plus souvent à des conséquences; les élèves atteints d'un TDAH ont besoin de plus de rappels que les autres élèves. La rétroaction ne doit pas simplement être consécutive au comportement inapproprié. Elle peut précéder les transitions ou les tâches. De plus, elle n'a pas toujours besoin d'être verbale. Les stratégies qui ont recours au système de jetons et à l'autosurveillance peuvent être utilisées pour favoriser la rétroaction fréquente.
 
3.      Les élèves atteints d'un TDAH sont moins sensibles aux conséquences, que celles-ci soient des récompenses ou des sanctions. Par conséquent, les enseignants doivent accroître le niveau des conséquences. En règle générale, il est plus facile d'accroître les récompenses, puisque les conséquences négatives plus graves peuvent miner la motivation à participer aux activités scolaires. Le Dr Barkley laisse entendre qu'en plus de l'éloge, les enseignants peuvent mettre au point un système de récompenses pour ces élèves (voir le système de jetons).
 
4.      Recourez à des conséquences positives plutôt que négatives; tous les élèves réagissent mieux aux récompenses qu'aux sanctions. Pour les enseignants qui travaillent avec des élèves atteints d'un TDAH, ils doivent, en premier lieu, cerner le comportement qu'ils veulent modifier. Ensuite, l'enseignant devrait observer l'élève et attendre de voir s'il adopte le comportement souhaité au lieu de celui qui n'est pas souhaité et récompenser ce comportement immédiatement. L'enseignant devrait décider s'il doit sanctionner le comportement indésirable seulement après que le nouveau comportement ait été récompensé de façon constante pendant une semaine. S'il décide de le sanctionner afin de gérer le comportement, la punition devrait, par exemple, être mineure.
 
5.      Soyez constant; il est important que les enseignants se conforment aux attentes et à l'application des règles pour tous les élèves selon le moment, l'endroit et les situations.
 
6.      Anticipez les problèmes; il est important que les enseignants soient proactifs plutôt que réactifs. Ainsi, ils doivent être conscients des déclencheurs qui peuvent provoquer le comportement indésiré. En prenant de l'avance, les enseignants peuvent planifier et réduire les comportements indésirés.
 
7.      Mettez les choses en perspective; il est important de se rappeler que les élèves atteints d'un TDAH ont de la difficulté à maîtriser leur comportement et à se souvenir des règles. Souvent, le comportement indésiré n'est pas intentionnel; les enseignants ne devraient donc pas le prendre personnel ni être furieux lorsque le comportement est récurrent. Le fait de perdre son sang froid n'aide pas la situation. Les enseignants peuvent élaborer une stratégie interne pour les aider à prendre du recul par rapport à la situation immédiate, à rester calmes et à comprendre que vous travaillez avec un enfant handicapé.
 
8.      Accordez votre pardon; le Dr Barkley détermine trois éléments à ce processus. Premièrement, pardonnez à l'enfant ou au jeune ses transgressions. Celui-ci vit avec un handicap que vous pourriez avoir de la difficulté à comprendre vraiment. Deuxièmement, pardonnez aux personnes dans l'entourage de l'élève qui comprennent mal son comportement inapproprié. Enfin, pardonnez-vous pour vos propres bévues dans la gestion du comportement de l'élève. Les élèves atteints d'un TDAH peuvent parfois user la patience des personnes les plus patientes d'entre nous. Reconnaissez que vous pouvez parfois ne pas répondre aux attentes que vous vous êtes créées en tant qu'enseignant et que vous avez définies pour améliorer votre propre capacité à maîtriser vos émotions et vos actes.

La réussite scolaire est probablement l'une des meilleures méthodes de gestion du comportement. Les élèves qui réussissent bien déploient plus d'un effort pour freiner les comportements indésirés. Favoriser la réussite scolaire auprès des élèves atteints d'un TDAH consiste à faire des ajustements à l'enseignement en classe. Au moment de définir les tâches en classe, les enseignants ne devraient pas surestimer ni sous-estimer la capacité de l'élève.
  • Les enseignants peuvent accroître le niveau de nouveauté et d'intérêt afin d'accroître la stimulation.
  • Ils peuvent également varier les méthodes de présentation de l'information en classe. Essayez d'encourager les activités d'apprentissage qui exigent une participation active au processus d'apprentissage (p. ex., discussion, travail de groupe, apprentissage entre pairs) plutôt qu'une participation passive (p. ex., cours, tâche assise indépendante, lecture en silence, visionnement de vidéos).
  • Donnez des directives explicites pour enseigner de la nouvelle matière.
  • Planifiez de donner les matières scolaires le matin.
  • Prenez des mesures d'adaptation pour ce qui est des devoirs afin de réduire la nécessité pour l'élève de maintenir une attention soutenue. De plus, donnez de la rétroaction sur les tâches immédiatement après leur exécution.
Les chercheurs étudient les enfants et les jeunes qui ont de la difficulté à maîtriser leurs comportements et leurs émotions pour leur enseigner des stratégies qui les aideront à réfléchir avant d'agir. Un programme de ce genre est SNAP (Stop Now And Plan), qui est offert par l'entremise d'organismes de santé mentale pour les enfants et les jeunes. De plus, des recherches antérieures se sont penchées sur les stratégies utilisées dans la méditation de la pleine conscience afin d'aider à enseigner les aptitudes à la maîtrise de soi aux enfants plus âgés et aux jeunes. Même si ces domaines se sont avérés quelque peu efficaces, les enseignants qui souhaitent les explorer doivent comprendre qu'ils exigent un niveau élevé de formation en vue d'être mis en œuvre.

Pour les enfants et les jeunes qui ont fait l'objet d'un TDAH, la meilleure démarche est la démarche multimodale, qui comprend des stratégies enseignées en classe par l'enseignant, un programme de psychoéducation à l'intention des élèves qui permettra de les informer sur leur trouble et la manière de défendre eux-mêmes leurs droits, et enfin, des médicaments. Il importe toutefois aux enseignants de se rappeler que les médicaments ne règleront pas les problèmes associés à l'apprentissage. Seules une bonne évaluation scolaire, des pratiques pédagogiques appropriées et la surveillance de l'apprentissage de l'élève favoriseront la réussite scolaire.



Back to top


Vers le milieu de l'enfance, les élèves devraient acquérir des aptitudes appropriées à la maîtrise de soi en classe pendant leur développement normal. Consultez la section sur les comportements observés pendant le milieu de l'enfance pour connaître les repères développementaux. Les enseignants peuvent promouvoir ces dimensions du développement en modélisant les comportements sociaux appropriés, en encourageant la réflexion et en favorisant un milieu d'apprentissage positif.


Back to top

Vers le début de l'adolescence, les élèves devraient acquérir des aptitudes appropriées à la maîtrise de soi en classe pendant leur développement normal. Consultez la section sur les comportements observés au début de l'adolescence pour connaître les repères développementaux. Les enseignants peuvent promouvoir ces dimensions du développement en modélisant les comportements sociaux appropriés, en encourageant la réflexion et en favorisant un milieu d'apprentissage positif. 
Back to top

Les élèves qui agissent sans réfléchir peuvent manifester les comportements suivants en classe :
  • ils peuvent commencer une tâche ou un test en classe avant que l'enseignant n'ait fini de donner les directives;
  • ils peuvent enfreindre impulsivement les règles de la classe;
  • ils peuvent prendre la parole de façon impromptue;
  • ils peuvent répondre à l'enseignant (ils ont besoin d'avoir le dernier mot);
  • ils peuvent couper les coins ronds lorsqu'ils font leurs devoirs.
Les enseignants peuvent adopter diverses stratégies pour gérer les comportements impulsifs. Celles-ci peuvent comprendre la désignation d'une place choisie pour l'élève impulsif. Cela permet à l'enseignant de réorienter l'élève qui peut agir de manière impulsive. Les signaux non verbaux permettant d'orienter le comportement fonctionnent mieux et évitent la confrontation. Ils devraient être convenus au début de l'année scolaire.


Parmi les autres stratégies, citons les stratégies de transition. Les comportements impulsifs se manifestent souvent durant les transitions vers des activités ou le déplacement entre des lieux physiques (déplacement entre les classes, sortir pour la récréation). Avant la transition, l'enseignant devrait annoncer les règles en la matière. Il peut demander à la classe de répéter les règles. Il devrait en outre se placer près de l'enfant impulsif.


Les règles de la classe devraient être enseignées de façon explicite. Elles devraient être placées bien en évidence dans la classe.


Les comportements appropriés devraient être enseignés en classe. Ils devraient faire partie intégrante de la culture de la classe.


Les routines et les attentes quotidiennes devraient être annoncées au début du cours.
Les enseignants peuvent en outre ignorer de façon sélective certains comportements impulsifs.

Back to top

Les élèves impulsifs et hyperactifs, que ce soit en raison d'un TDAH ou d'autres facteurs, sont désavantagés sur le plan de l'apprentissage. Ce n'est pas principalement le comportement extérieur qui les expose à des risques, mais plutôt l'occasion manquée d'apprendre. De plus, dans la majorité des cas, ce comportement n'est que la pointe de l'iceberg. Les enseignants ne devraient donc pas supposer qu'une fois que l'hyperactivité et l'impulsivité sont gérées, l'apprentissage sera favorisé. Ils devraient surveiller de près les résultats scolaires des élèves afin que ceux-ci s'améliorent.

Cela étant dit, il existe diverses interventions qui peuvent aider à réduire la fréquence de l'impulsivité et de l'hyperactivité. Celles-ci comprennent la gestion comportementale, le soutien à la réussite scolaire, la stratégie de formation et les médicaments. Les meilleurs résultats sont observés grâce à une démarche multimodale.


Gestion du comportement

Dans son sens le plus général, il y a deux éléments qui font partie de la gestion du comportement. Tout d'abord, il y a l'enseignement des règles. Ces dernières définissent le comportement autorisé et celui qui ne l'est pas. Ensuite, il y a les conséquences découlant du comportement de l'élève. Celles-ci peuvent être une récompense pour avoir adopté des comportements autorisés et la sanction ou le retrait de privilèges pour avoir adopté un comportement qui n'est pas autorisé.

La gestion du comportement présente certains défis lorsqu'il s'agit de gérer le comportement de jeunes atteints d'un TDAH. Ces derniers réagissent moins aux conséquences à long terme, que celles-ci soient des récompenses ou des sanctions. De plus, ces élèves sont moins sensibles aux règles et aux conséquences, ce qui signifie qu'ils ont de la difficulté à se rappeler de participer aux deux éléments des programmes de gestion du comportement et à y être motivés. Par conséquent, les enseignants doivent souvent rappeler les règles et recourir à des mesures de renforcement accrues. Il a en outre été prouvé que les élèves atteints d'un TDAH s'habituent rapidement à être récompensés.


En gardant à l'esprit les défis ci-dessus, le Dr Russell Barkley a suggéré de réfléchir aux huit principes ci-dessous lorsqu'on essaie de gérer l'impulsivité et l'hyperactivité.
 
 
  1. Donnez une rétroaction et des conséquences de manière immédiate; les élèves atteints d'un TDAH réagissent mieux à une rétroaction immédiate sur leur comportement. Une rétroaction immédiate devrait notamment être donnée pour avoir obéi aux règles et pour les avoir enfreintes. Dans la mesure du possible, les enseignants devraient recourir à des conséquences plus positives que négatives.
 
2.      Donnez plus souvent une rétroaction et recourez plus souvent à des conséquences; les élèves atteints d'un TDAH ont besoin de plus de rappels que les autres élèves. La rétroaction ne doit pas simplement être consécutive au comportement inapproprié. Elle peut précéder les transitions ou les tâches. De plus, elle n'a pas toujours besoin d'être verbale. Les stratégies qui ont recours au système de jetons et à l'autosurveillance peuvent être utilisées pour favoriser la rétroaction fréquente.
 
3.      Les élèves atteints d'un TDAH sont moins sensibles aux conséquences, que celles-ci soient des récompenses ou des sanctions. Par conséquent, les enseignants doivent accroître le niveau des conséquences. En règle générale, il est plus facile d'accroître les récompenses, puisque les conséquences négatives plus graves peuvent miner la motivation à participer aux activités scolaires. Le Dr Barkley laisse entendre qu'en plus de l'éloge, les enseignants peuvent mettre au point un système de récompenses pour ces élèves (voir le système de jetons).
 
4.      Recourez à des conséquences positives plutôt que négatives; tous les élèves réagissent mieux aux récompenses qu'aux sanctions. Pour les enseignants qui travaillent avec des élèves atteints d'un TDAH, ils doivent, en premier lieu, cerner le comportement qu'ils veulent modifier. Ensuite, l'enseignant devrait observer l'élève et attendre de voir s'il adopte le comportement souhaité au lieu de celui qui n'est pas souhaité et récompenser ce comportement immédiatement. L'enseignant devrait décider s'il doit sanctionner le comportement indésirable seulement après que le nouveau comportement ait été récompensé de façon constante pendant une semaine. S'il décide de le sanctionner afin de gérer le comportement, la punition devrait, par exemple, être mineure.
 
5.      Soyez constant; il est important que les enseignants se conforment aux attentes et à l'application des règles pour tous les élèves selon le moment, l'endroit et les situations.
 
6.      Anticipez les problèmes; il est important que les enseignants soient proactifs plutôt que réactifs. Ainsi, ils doivent être conscients des déclencheurs qui peuvent provoquer le comportement indésiré. En prenant de l'avance, les enseignants peuvent planifier et réduire les comportements indésirés.
 
7.      Mettez les choses en perspective; il est important de se rappeler que les élèves atteints d'un TDAH ont de la difficulté à maîtriser leur comportement et à se souvenir des règles. Souvent, le comportement indésiré n'est pas intentionnel; les enseignants ne devraient donc pas le prendre personnel ni être furieux lorsque le comportement est récurrent. Le fait de perdre son sang froid n'aide pas la situation. Les enseignants peuvent élaborer une stratégie interne pour les aider à prendre du recul par rapport à la situation immédiate, à rester calmes et à comprendre que vous travaillez avec un enfant handicapé.
 
8.      Accordez votre pardon; le Dr Barkley détermine trois éléments à ce processus. Premièrement, pardonnez à l'enfant ou au jeune ses transgressions. Celui-ci vit avec un handicap que vous pourriez avoir de la difficulté à comprendre vraiment. Deuxièmement, pardonnez aux personnes dans l'entourage de l'élève qui comprennent mal son comportement inapproprié. Enfin, pardonnez-vous pour vos propres bévues dans la gestion du comportement de l'élève. Les élèves atteints d'un TDAH peuvent parfois user la patience des personnes les plus patientes d'entre nous. Reconnaissez que vous pouvez parfois ne pas répondre aux attentes que vous vous êtes créées en tant qu'enseignant et que vous avez définies pour améliorer votre propre capacité à maîtriser vos émotions et vos actes.

La réussite scolaire est probablement l'une des meilleures méthodes de gestion du comportement. Les élèves qui réussissent bien déploient plus d'un effort pour freiner les comportements indésirés. Favoriser la réussite scolaire auprès des élèves atteints d'un TDAH consiste à faire des ajustements à l'enseignement en classe. Au moment de définir les tâches en classe, les enseignants ne devraient pas surestimer ni sous-estimer la capacité de l'élève.
  • Les enseignants peuvent accroître le niveau de nouveauté et d'intérêt afin d'accroître la stimulation.
  • Ils peuvent également varier les méthodes de présentation de l'information en classe. Essayez d'encourager les activités d'apprentissage qui exigent une participation active au processus d'apprentissage (p. ex., discussion, travail de groupe, apprentissage entre pairs) plutôt qu'une participation passive (p. ex., cours, tâche assise indépendante, lecture en silence, visionnement de vidéos).
  • Donnez des directives explicites pour enseigner de la nouvelle matière.
  • Planifiez de donner les matières scolaires le matin.
  • Prenez des mesures d'adaptation pour ce qui est des devoirs afin de réduire la nécessité pour l'élève de maintenir une attention soutenue. De plus, donnez de la rétroaction sur les tâches immédiatement après leur exécution.
Les chercheurs étudient les élèves qui ont de la difficulté à maîtriser leurs comportements et leurs émotions pour leur enseigner des stratégies qui les aideront à réfléchir avant d'agir. Un programme de ce genre est SNAP (Stop Now And Plan), qui est offert par l'entremise d'organismes de santé mentale pour les enfants et les jeunes. De plus, des recherches antérieures se sont penchées sur les stratégies utilisées dans la méditation de la pleine conscience afin d'aider à enseigner les aptitudes à la maîtrise de soi aux enfants plus âgés et aux jeunes. Même si ces domaines se sont avérés quelque peu efficaces, les enseignants qui souhaitent les explorer doivent comprendre qu'ils exigent un niveau élevé de formation en vue d'être mis en œuvre.

Pour les élèves qui ont fait l'objet d'un TDAH, la meilleure démarche est la démarche multimodale, qui comprend des stratégies enseignées en classe par l'enseignant, un programme de psychoéducation à l'intention des jeunes qui permettra de les informer sur leur trouble et la manière de défendre eux-mêmes leurs droits, et enfin, des médicaments. Il importe toutefois aux enseignants de se rappeler que les médicaments ne règleront pas les problèmes associés à l'apprentissage. Seules une bonne évaluation scolaire, des pratiques pédagogiques appropriées et la surveillance de l'apprentissage de l'élève favoriseront la réussite scolaire.

Back to top
Back to top

Au cours de l'adolescence, les élèves devraient acquérir les compétences nécessaires pour se maîtriser et faire preuve d'indépendance. Les dernières années de l'école secondaire visent à favoriser la maîtrise de soi et l'autonomie en vue des études postsecondaires ou de l'entrée sur le marché du travail. Les enseignants devraient garder à l'esprit ces objectifs implicites pendant qu'ils enseignent les objectifs plus explicites énoncés dans le programme de leurs matières. 
Back to top

Les élèves qui semblent impulsifs et qui peuvent se montrer impatients et s'ennuyer (ces comportements semblent se manifester à la place de l'hyperactivité à l'adolescence et au début de l'âge adulte) tirent avantage des interventions suggérées précédemment. Les enseignants devraient être conscients de la différence d'âge; toutefois, ils devraient mettre en œuvre les suggestions lorsqu'ils le jugent nécessaire.  
Back to top

On devrait encourager les élèves à risque sur le plan scolaire en raison de leur impulsivité et ceux qui semblent souvent impatients et s'ennuyer (ces comportements semblent se manifester à la place de l'hyperactivité à l'adolescence et à l'âge adulte) à demander une évaluation psychoéducative. Cette dernière peut être effectuée par un psychologue qualifié ou un psychologue associé. Les enseignants devraient être prêts à intégrer les stratégies d'enseignement et de classe recommandées pour les élèves faisant l'objet d'une évaluation psychoéducative. La plupart des recommandations à ce niveau exigent la prise de mesures d'adaptation. Les enseignants de la matière devraient consulter les membres de l'équipe-école et de l’équipe de soutien du conseil scolaire relativement aux stratégies de mise en œuvre des mesures d'adaptation. Les enseignants peuvent en outre se reporter aux suggestions présentées précédemment puisqu'un certain nombre d'entre elles s'appliqueront à leurs élèves.

Back to top
Back to top